Spectacles poétiques

Un spectacle poétique sur le Tango

Une étrange tribu noctambule débarque sur le dance floor : les Tangonautes.  J’en fais partie, ils m’ont inspiré un recueil de poésies, et aujourd’hui un spectacle empreint de sensualité et de nostalgie, idéal pour introduire vos soirées latinas, vos concerts de Tango ou vos milongas. Alors à vos chaussures, tangueras et milongueros ! Rien n’arrête un peuple qui danse !

Mordu de Tango, « cette pensée triste qui se danse », j’ai rapporté de mes flâneries dans mon Buenos Aires imaginaire des images poétiques, des figures de style faisant écho aux figures de danse. Je célèbre à travers une suite de poèmes-tangos ces couples de danseurs formant un Être en soi, un Être qui ne vit que le temps d’un bal, éphémère et beau comme un papillon de nuit.

Avec un couple de danseurs chevronnés, un DJ spécialiste du Tango et une actrice, je joue moi-même dans cette suite de saynètes évocatrices sur le thème du Tango, cette belle danse des âmes blessées. Nous nous déplaçons avec une simple valise, quelques costumes et notre musique. Légers, donc.

Durée : 1 heure environ.

Moyens techniques dont doit disposer l’organisateur : 1 piste de danse ou sol avec revêtement pour la danse. 1 Jeu de lumières. Une sono, 2 micros-cravates à louer pour les récitants. 1 portant à vêtements. 1 table de terrasse de bar ronde et deux chaises ad hoc, 1 paravent ou équivalent pour les changements de costumes.

Coût estimé du spectacle : 400 €

Devis communiqué sur demande.

Si vous désirez retenir ce spectacle opérationnel toute l’année, contactez-moi

Les Tangonautes

A pas de loups solitaires
ils descendent en ville
attirés par l’odeur du parquet ciré.
Ils dansent en marchant
dans la douce brûlure d’un soir sensuel
ou marchent en dansant
au rythme d’un soufflet asthmatique.

Ils glissent sous des porches
d’où sourd un miel musical.
Quelque chose d’à la fois grave et léger
est attaché à leurs pas
de funambules de la nuit.

Indolents chats de gouttière
quelque part un peu schizos
moitié européens, moitié latinos
ils semblent revenus de tout.
Et soudain, veufs comme l’éclair
ils tentent une sortie en miroir
les pieds lourds du silence de la mémoire.

Accueillis par des salves de violons
les tangonautes descendent du pont
d’un bateau en provenance du Pays des Mirages.
Se faisant passer pour l’un d’eux
une macha aux jambes de feu
fait chavirer sa cavalière
et prend ses fantômes à contrepied.

Quand la nuit ferme
ils se retirent en ordre dispersé.
A l’heure où les arroseuses
couronnées d’arcs en ciel
démaquillent les rues désertes,
ils s’effacent devant l’homme
UTILITAIRE

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